Cette année, nous échangerons sur le très vaste sujet de la coéducation. Pour nourrir notre réflexion et nos discussions, les gentils membres du bureau de l'association des VI nous ont concocté avec amour plusieurs "conf'ateliers" :
vendredi 25 octobre 2013
Les Vendredis intellos font leur show ; venez neuroner grandeur nature !
Cette année, nous échangerons sur le très vaste sujet de la coéducation. Pour nourrir notre réflexion et nos discussions, les gentils membres du bureau de l'association des VI nous ont concocté avec amour plusieurs "conf'ateliers" :
mercredi 9 octobre 2013
Déménager avec les enfants, et y survivre !
lundi 20 mai 2013
A l'école, on dort !
mercredi 8 mai 2013
Ouhou, je suis encore là (chroniques d'une blogueuse dilettante)
Stimulantes car j'ai pu bénéficier d'un jour de formation syndicale pour m'échapper une journée à Lyon et assister à l'université de Printemps organisée par un syndicat d'enseignants. J'ai pu y glaner des idées pour la classe, certaines toute simples, à mettre en place tout de suite, d'autres plus ambitieuses (classe coopératives inspirées du mouvement Freinet, peut-être pour le jour où je serai en "vrai" poste). De quoi repartir un peu reboostée, et ce n'est pas du luxe ! En prime, j'ai même eu le temps de rendre une visite éclair à Mme Déjantée et ses deux plus petits ! C'est vraiment agréable de prolonger IRL nos rencontres virtuelles.
Autre temps fort du début de printemps : participer à une journée d'initiation à la Communication Non Violente, animée par Thomas d'Ansembourg. Rencontrer l'espace d'une journée des personnes ouvertes et passionnantes. Découvrir une autre façon d'être avec les autres, mais surtout avec soi. Il faudrait que je vous raconte ça plus en détail (tâche qui traîne sur ma "to-do list" depuis plus d'un mois, mais cela viendra).
Journées éprouvantes aussi, avec la remise du carnet d'évaluation dans l'école où je bosse... Devoir remplir une foule de cases pour 56 petits de 3 à 5 ans, sur des items aussi captivants que "nomme la couleur rouge", ou "lance des objets". Ce n'était pas fait pour arranger ce qu'il faut bien appeler une certaine lassitude professionnelle. Ces maudites "évals", conjuguées à des sérieux doutes et divers motifs d'énervement, font que j'avoue avoir compté les dernières semaines jusqu'aux vacances, je n'en suis pas franchement fière. Moi qui voudrait tant apprendre à profiter du moment présent. Grrr...
Arriver enfin aux vacances, profiter des Doux, emmener Grand Doux (re)visiter le baptistère de Grenoble qui date du IVème siècle (tous les batiments religieux lui font beaucoup d'effet, est-ce pareil pour les autres enfants ?). Et devoir attendre devant l'entrée du musée que Grand Doux, endormi dans la poussette de son petit frère pendant que celui-ci marche d'un bon pas, daigne se réveiller.
Profiter aussi d'une semaine en gîte aux VVF de Najac, en Aveyron. Toute la famille ADORE les vacances aux VVF (et le billet n'est pas sponsorisé, je précise ;). Les Doux sont allés au club enfant avec les gentilles animatrices pendant que, pour une fois, leurs parents ont pu visiter, randonner et même faire du cheval et du Tir à l'arc. Tout plein d'activités sont proposées aux adultes et aux familles (du massage au fitness, en passant par la peinture et la dégustation de produits locaux). On peut aussi ne rien faire ou profiter d'un bon bouquin pendant que les enfants jouent dans les nombreuses aires de jeu, ou avec les gentilles animatrices (qui ont, au passage, ma reconnaissance éternelle de mère fatiguée). Les Doux ont chanté, dansé, fait du poney et des petits bricolages. En plus, le village club où nous avions loué est dans un parc magnifique où la nature est préservée (c'est même un refuge LPO).... De là, nous avions une vue magnifique sur la forteresse de Najac, que nous avons visité avec nos monstres (pour ceux qui seraient tentés, prévoir impérativement un porte-bébé pour les plus jeunes, la tour est bien haute...).
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Forteresse de Najac |
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Minidoux, lui, était émerveillé par le clocher |
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Vue de Najac depuis la forteresse, sympa non ? |
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Last but not least, la mascotte Boot'chouette, dont les Doux sont absolument fous, image chipée sur le site VVF |
Voilà comment j'ai occupé ma longue absence bloguesque, qui ne sera sans doute pas la dernière... Merci 1000 fois à celles et ceux qui sont encore là.
PS : comme si tout ça ne suffisait pas, je rejoins l'équipe des marraines des vendredis Intellos, avec bientôt l'honneur de rédiger mon premier mini-débrief".
jeudi 4 avril 2013
Celui qui avait fêté ses deux ans
Des yeux sombres, un regard décidé et des boucles blondes, un sourire, de l'avis de tous, fondant. Petit à petit, tu laisses derrière toi ton statut de "bébé fripouille" pour devenir "un vrai petit garçon".
Tes goûts se profilent :
- Tu aimes les animaux, au point de répéter en boucle pendant une heure "coucou, la vache" "coucou la vache"...
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Enfin un troupeau à ta taille |
- Tu écoutes volontiers France musiques dans la voiture de retour de la crèche, et parfois, tu te lances même dans une impro vocale lorsque c'est l'heure de l'émission Open jazz
- Vrai "petit homme de ménage", tu es ravi lorsque nous te confions une éponge et aux anges lorsque tu peux aller chercher l'aspirateur. Ton âme de chercheur cause aussi beaucoup de dégâts domestiques, mais c'est une autre histoire.
- Parfois, tu me chipes mon pupitre pour t'installer devant et chanter, comme si tu déchiffrais une partition imaginaire. Fou rire garanti pour ton auditoire.
- Tu sembles savoir absolument tout de ce qui se passe autour de toi : où sont rangées les affaires de la maison, à qui appartiennent-elles... Et tu apprends, parfois hélas, très vite à t'en servir.
Ex "terrible one", tu fais aussi le plein de bêtises :
- Vider consciencieusement le sac de classe de ta mère, et sortir chaque feuille du protège-vue où je range mes "fiches" pour les froisser et les éparpiller dans la maison.
- Aller chercher le fouet électrique, le brancher sur le secteur (une envie de gâteau sans doute...)
- Jouer au conducteur au volant de la voiture, allumer le plafonnier, et mettre à plat la batterie...
- aller chercher les bouteilles de bière vide dans le carton que nous destinons au recyclage et tenter de trouver celle qui contient encore quelques gouttes....
- Faire la sieste. Mais uniquement à la crèche, où tu piques sans honte des roupillons de trois heures. Pour faire le plein de sommeil et ne t'endormir qu'à 23h30 le soir... A croire que tu rassembles toute ton énergie pour profiter de tes parents (qui eux aimeraient quand même mieux que tu dormes à 21h)
Le tout avec le sourire et un air de calme olympien.
Au palmarès des conquêtes de ta deuxième année, tu as appris à courir, à faire des bisous, à sauter, à parler (même si tu parles encore autant "le fripouille" que le français). Ta plus belle victoire aura peut-être été de devenir l'ami de ton frère aîné, avec qui vous êtes maintenant inséparables.
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A quoi bon attendre que tes parents cuisinent un gâteau d'anniversaire, quand tu peux le faire toi-même ? |
Merci à toi qui sais si bien embellir nos vies. Pardon aussi de ne pas toujours réussir à te comprendre comme il le faudrait. Si formidable, et parfois si déroutant, quelles surprises vas-tu encore nous apporter ?
jeudi 28 février 2013
Après une (demie) moitié d'année de classe, sentiments...
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Peut-être qu'on pourrait aussi les garder le soir ? Merci à Jack de Danger école... |
EDIT du 1er mars : Dans l'esprit de mes propos sur l'écoute, je viens de publier un commentaire des habiletés Faber et Mazlish concernant les relations parents/profs, je vous invite à le lire sur le blog collectif des Vendredis intellos
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Hommage à Stéphane Hessel chipé aussi sur le blog Danger Ecole un peu hors-sujet, quoique, mais je ne peux pas résister ;) |
vendredi 15 février 2013
Allaiter ou se soigner. Vraiment ?
Sans doute, celles qui me lisent un peu n’apprendront rien, mais allaiter, dans une majorité des cas, n’empêche pas de se soigner. Beaucoup de médicaments sont parfaitement compatibles avec l’allaitement, même si la plupart des notices, par précaution, mentionnent le contraire. En cas de doute, on peut passer un coup de fil à une association d’allaitement ou aller sur le site du CRAT qui indique la compatibilité des traitements avec la grossesse ou l’allaitement. D’ailleurs, pour la plus célébre des toubibs-blogueuse : « le CRAT est votre ami. Si la notice du médicament dit un truc, si le médecin dit un truc, si le pharmacien dit un truc et que le CRAT dit autre chose : c’est le CRAT qui a raison ». Si le médecin a donné un traitement déconseillé avec l’allaitement, il existe souvent des médicaments plus adaptés qu'on peut lui demander de prescrire. Combien d’allaitements stoppés à contrecœur pour une sinusite, une angine ? Beaucoup trop sans doute… En partie à cause de médecins non informés sur l’allaitement. Lorsqu’on rencontre de tels professionnels, ce n’est pas facile d’oser faire valoir son point de vue.
Pourtant, je témoigne qu’on peut allaiter en étant clouée à l’hosto pour une vilaine méningite virale. Ne pas écouter le toubib des urgences qui m’affirme qu’il faut arrêter l’allaitement dès lors que la mère est fiévreuse. Ne pas écouter l’interne neuro de services qui me dit qu’il est temps, de toute façon, de sevrer mon grand bébé de 15 mois. Ne pas écouter l’entourage. Appeler la Leche league pour se renseigner sur la compatibilité du traitement antiviral. Trouver un médecin pro-allaitement qui me dit que Grand Doux ne recevra certainement pas plus qu’une toute petite partie de la dose pédiatrique, mais qu'en définitive, c'est à moi de décider. Continuer à allaiter mon fils lors de ses visites quotidiennes malgré l’effarement de l’équipe (j’ai quand même eu un peu peur qu’ils appellent la PMI). Trouver de l’aide dans le soutien de mon conjoint. Résister à ce qui est pour moi, finalement, un abus de pouvoir du corps médical, c’est possible, même ça nécessite pas mal d’entêtement et un peu d’information.
Dans le cas d’une grippe les choses sont quand même généralement un peu plus simples, on se repose et on prend du paracétamol, de l’homéopathie si on y croit, et on se rétablit en quelques jours, non ?
Ceci dit, je crois aussi que si le discours de certains professionnels de santé est aussi écouté et relayé, c’est qu’il peut aussi nous arranger.
Même si je suis une convaincue des bienfaits de l’allaitement, je conçois que des femmes n’aient tout simplement pas envie d’allaiter (pour ne rien vous cacher j’avais encore du mal à le comprendre il y a quelques temps, pas facile d’être tolérante !). Certaines personnes pensent que l’allaitement ne leur convient pas, pour des raisons qui n’appartiennent qu’à elles et, en lui-même ce choix est respectable. On bassine les femmes avec les bienfaits de l’allaitement, sans prendre en compte, jamais, leur ressenti.
Et qu’on nous inflige un discours plutôt contradictoire :
-L’allaitement est bon pour la sante, si t’es une bonne mère tu allaites. Point barre.
- En plus d’être une bonne mère, tu te dois d’être une femme épanouie, de préférence qui bosse. Sois efficace, à l’heure et souriante au boulot, où de toute façon pas grand-chose n’est prévu pour que tu tires ton lait. Si tu es malade, prends vite un traitement qui va te remettre sur pied en moins de deux. Epicétout !
- Si tu allaites avec bonheur, c’est suspect aussi : Es-tu sure que ton bébé grossit bien ? Ton lait est bon ? Es-tu sure que tu ne vas pas le traumatiser ? Parce que l’allaitement, c’est bien, mais c’est quand même dur d’accepter notre condition de mammifère…
La mère sera de toute façon mal jugée. (Et on aura toutes les peines du monde à discuter de ce sujet sans que ça tourne au pugilat) Mais si, au fond, je me dis que, peut-être, pour quelqu’un qui n’a pas vraiment envie d’allaiter, invoquer une raison d’ordre médical est alors un alibi pratique. Plutôt que de dire que l’allaitement ne me convient pas ou plus, je fourni un alibi médical pour ne pas être jugée. Je suis soutenue par l’autorité « scientifique » de mon médecin, qui, fort souvent, n’y connaît guère plus en allaitement qu’un citoyen lambda. Dans ce cas, si j’arrête un allaitement qui, au fond de moi, me pèse parce que « je dois prendre des antibiotiques » ou que « bébé ne grossit pas assez », je redeviens dans les yeux des autres une bonne mère soucieuse de la santé de son enfant. C’est un moyen pratique de se dégager de la pression : critiquer les mères, quoiqu’elles fassent est un passe-temps national… Mais en même temps, en invoquant un prétexte médical, je propage une vision objectivement erronée… Et je contribue à décourager celles qui aimeraient bien tenter l’expérience, mais qui auraient besoin d’information plus justes. Quand est-ce que la société sera prête à entendre le « je n’ai pas envie d’allaiter, et je n’ai pas à me justifier» ? Quand est-ce aussi que nous aurons le courage d’affirmer nos choix ? Pas facile ? Chiche !
Sur le traitement de la femme qui allaite, le site de la LLL
Vous pouvez aussi allez faire un tour sur le site des vendredis intellos où, ce matin même, une contributrice témoigne de sa difficulté à savoir si son traitement est ou non compatible avec l'allaitement.
Joli timbre, est-ce qu'on a l'équivalent à la Poste française ? |
lundi 4 février 2013
Celui qui était patraque
Coloriage emprunté chez Tfou, dont nous avons fait aujourd'hui une bonne dose de Chuggington et autres... |
vendredi 18 janvier 2013
Congé parental, un grand non à la réforme !
En lisant ça, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer :
C’est vrai, certaines personnes se trouvent obligées de prendre un CP par absence de mode de garde… Le congé parental, est pour eux une sacrée contrainte, qui coute cher et qui n'est pas forcément bien vécue. Mais, il serait plus logique de s’occuper d’abord du nombre de places de garde ! Et pas à la façon du décret Morano, normalement bientôt abrogé, de grâce ! Il existe aussi un petit détail tout bête : en crèche et chez les nounous, les places se libèrent en septembre, lorsque les« grands » rentrent en petite section. Si vous voulez un bébé, calculez donc la date de conception pour que votre congé parental prenne fin pile le 1er septembre… Du n’importe quoi, vous dis-je.
Et puis, non, désolée, la question du mode de garde ne résout pas tout, on peut choisir de retourner bosser aux trois mois de son gamin, pourquoi pas, mais on peut aussi CHOISIR de rester à la maison pour s’en occuper… On peut CHOISIR d’avoir moins d’argent, de mettre sa carrière de côté, parce que premiers sourires et premiers pas, eh bien ça ne s’achète pas. Un bébé n’est pas un fardeau dont il faut se débarrasser au plus vite, désolée. Et pour certains, donner son bébé à garder est un déchirement, pas une libération.
D’après ce que j’entends autour de moi, les personnes qui prennent des congés parentaux classiques en sont en général satisfaites de leur vie familiale. Celles qui ne le font pas invoquent surtout des obstacles financiers : bien des personnes trouvent leurs enfants bien plus intéressants que leur boulot.
Etre en congé parental, ne le cachons pas non plus, cela permet aussi de s’éloigner quelques temps d’un travail lorsqu'il représente plus une source de souffrance que d’épanouissement. Et pourquoi pas de réfléchir à une nouvelle carrière... Vaut-il mieux être en congé parental ou sous antidépresseurs ? Le gouvernement s'est-il interrogé sur le peu d'enthousiasme des mères de familles à aller travailler ? A t-il pris des mesures significatives sur la santé et le bien-être au travail ?
Le projet nous vante aussi un « meilleur partage des responsabilités parentales ». Là je n’accroche pas non plus : pendant 18 mois, je suis restée à la maison pendant que M. Doux allait bosser, dur, rapportant au passage de quoi payer la maison et remplir le frigo. Peut-on dire que M. Doux n’a pas exercé ses responsabilités parentales, qu’il est un père indigne préférant boire des bières avec ses collègues après le boulot plutôt que de s’occuper de sa progéniture ? C’est vrai que ce partage des tâches est traditionnel, mais est-il forcément rétrograde s’il correspond aux aspirations des deux membres du couple ? En outre, on a un peu du mal à imaginer l’atelier de M. Doux privé son responsable pendant trois mois, à vrai dire il me semble quasi-impossible que mon cher et tendre puisse prendre un tel congé, car les personnes qualifiées pour le remplacer ne voudraient jamais venir que trois mois… Alors que moi, fonctionnaire lambda, je demeure beaucoup plus facile à remplacer (d’ailleurs, ça fait partie des raisons pour lesquelles j’ai passé ce concours) … Si une telle mesure avait été mise en place, M. Doux aurait du y renoncer, (et Minidoux aurait perdu trois mois de « présence parentale »), ou bien donner sa démission… Bonjour l’insertion sur le marché du travail ! Ceci dit, je trouve que ménager du temps de congé pour le père demeure une bonne idée, mais pourquoi l’imposer lors de la première année ? Au cours de son enfance, l’enfant aura besoin de son papa à certaines périodes : par exemple, Grand doux se désole que son père ne puisse jamais venir le chercher à l’école. Pourquoi ne pas aménager sur une année civile quelques jours où un père devrait sortir plus tôt ?
Pourquoi aussi seriner les mères sur les bienfaits de l’allaitement si c’est pour les forcer à reprendre le boulot ? Oui, c’est vrai, on peut allaiter et travailler, mais pas toujours… Que les profs qui ont envisagé le tire-lait dans une salle de classe sans volet et sans serrure, lors de la pause méridienne, lèvent le doigt ! Et je ne parle pas de l’enthousiasme des employeurs pour appliquer la loi sur « l’heure d’allaitement » (qui au passage, ne s’applique que jusqu’aux un an de l’enfant, c’est bien connu, « à un an, plus un bébé ne tête, ma pauv’ dame, à cet âge, c’est de l’abus sexuel »… )
Chacun d’entre nous vit des situations différentes, nos conditions de travail, de vie, nos envies ne sont pas les mêmes…. Je ne vois pas comment un gouvernement pourrait décider de ce qui est bon pour nous dans une sphère aussi intime que la famille, à moins de nous prendre pour des demeurés.
Quant à la plus grande facilité de réinsertion professionnelle, j’ai des doutes. Quand Mme (ou M.) retournera bosser après avoir déposé son môme à la crèche (dans la situation où elle aurait des places), elle ou il aura peut-être changé : Fini les réunions à 19h, fini le temps où l’on ramenait du travail à la maison, l’enfant est là, il se fout que papa/ maman aient du travail urgent à terminer… Le problème c’est que les collègues des parents, sa hiérarchie et même la société tout entière, risquent de mal le juger : ne manque-t-il pas de motivation, ce salarié qui demande un temps partiel, c’est louche non ? Mais, les qualités que le parent aura peut-être développées pendant son congé parental, écoute, patience, empathie, organisation, seront-elles pleinement reconnues ? Ce n’est pas une simple loi qui suffira à changer des mentalités si bien ancrées, ce n’est pas une loi sur la famille qui réduira le culte de la « performance économique »…
Au passage, ça vous évoque rien, « un congé parental plus court et mieux rémunéré ». Ben oui, il s’agit du Complément Optionnel de Libre Choix d’Activité (COLCA pour les intimes) , congé auquel ont droit les parents de trois enfants, et qui court jusqu’au 12 mois du petit dernier, à condition de renoncer au congé parental « classique » . Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette option n’est pas un succès, car il ne concernerait que 2% des parents (selon cette étude, ménée tout de même sur un échantillon très réduit), la majorité se déclarant non intéressée par cette option . Et une des raisons de son insuccès serait justement, une durée trop courte ! Pourquoi alors généraliser autoritairement un dispositif boudé par une majorité des familles…
Un autre truc que le projet ne nous dit pas, c’est ce que deviendra la possibilité de congé parental « à mi-temps », plutôt intéressant financièrement . Devrons-nous alors reprendre à plein temps ? Personnellement, je crois que j’envisagerais de changer de métier, même si j’aime le mien, pour une activité qui ne demande pas de travail à la maison (essayez ne serait-ce que de découper des formes géométriques pour préparer sa classe de MS en présence de deux jeunes Doux et vous comprendrez….). Celles qui le pourront choisiront peut-être de démissionner (ça été le cas d’une amie, mère de trois enfants, dont le temps partiel a été refusé), voire d’entamer une formation d’assistante maternelle pour compléter les revenus de la famille, mais où est le vrai choix là dedans ?
Bien sur que j’ai envie que la société évolue vers plus d’égalité, le problème c’est que ce projet de réforme fait porter le poids du changement sur les parents eux-mêmes, et sur les parents seulement (je dirai même, une fois de plus, surtout sur les mères qui sont celles qui en pratique verront leur possibilités rabotées). Comme je l’ai dit, à chaque famille ses choix, à chaque famille ses raisons légitimes, matérielles, affectives ou morales…. Cette réforme fera peut-être le bonheur de certaines familles, pourquoi alors ne pas étendre le dispositif du COLCA à ceux qui le souhaitent dès leur premier enfant et laisser les autres tranquilles ?
A moins que l’idée soit de nous faire bosser encore un petit plus, nous les feignasses de françaises. Qu’on nous foute un peu la paix, à nous et à nos mômes !
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vendredi 11 janvier 2013
Délires de Doux
Aujourd'hui je ne travaille pas. Accompagnée de Minidoux, je reprends son Grand frère à la sortie de l'école. A côté de la voiture, il y a une barre métallique portée par deux vieux plots de béton. Les Doux s'y précipitent. Ça tombe bien, j'ai un peu de temps pour les laisser jouer.
Et pendant une vingtaine de minutes, par la magie de l'imagination du Grand Doux, le mobilier urbain devient tour à tour, margelles de piscine, ligne d'eau sur laquelle il s'agit de passer dessus/dessous... Puis la barrière se transforme en bateau dont Minidoux est le mousse, en vagues d'une mer déchaînée, en câble de bateaux remorqueur, puis de téléphérique... Je me régale en écoutant ses histoires et en les voyant si complices. Mais où Grand va-t'il chercher tout ça ?
Je vous souhaite à tous une année 2013 riche en petits et gros bonheurs.
J'ai du mal à donner des nouvelles en ce moment, principalement par manque de temps, mais j'espère me rattraper car le blog me manque. A bientôt donc...